Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page
Lexus GS : Début de l’offensive Lexus

Lexus GS : Début de l’offensive Lexus

Avec l'arrivée de la nouvelle GS, Lexus lance une large offensive produit. Cette troisième génération de la berline nippone, qui place la barre très haut, mais aussi le RX 400h et surtout la future IS, dotée d'une mécanique Diesel, donnent enfin à Lexus les moyens de ses ambitions en Europe. Si...

...Lexus est incontournable aux Etats-Unis, les USA sont aussi indispensables à Lexus. 290 000 des 358 000 Lexus fabriquées en 2004 ont trouvé ainsi preneurs chez l'Oncle Sam. En Europe la performance de Lexus est toute autre. Sur le Vieux Continent, même si Lexus progresse de 15 %, le total des ventes n'est que de 25 000 unités ! Le constructeur est toutefois pour l'heure satisfait de cette performance car sa gamme est relativement âgée avec une moyenne de cinq ans (hors RX 300), ce qui est assez élevé. Un raisonnement qui vaut également pour la France où la marque a réalisé en 2004 une progression de 16 % en immatriculant 750 unités. Mais Rome ne s'est pas fait en un jour et la marque de luxe de Toyota s'organise, renouvelle ses produits et les adapte pour gagner du terrain. Hier, le RX 300, aujourd'hui le RX 400h et la nouvelle GS. Et demain, c'est-à-dire en fin d'année, l'IS, la berline "à volume", disposera d'une mécanique Diesel pour jouer un rôle plus significatif face aux BMW Série 3, Audi A4 ou Mercedes Classe C. Une évolution qui permet à Lexus de revoir ses objectifs à la hausse en Europe. En effet, à l'horizon 2010, la marque table sur 65 000 ventes en Europe en s'appuyant sur un réseau de 350 distributeurs contre 233 aujourd'hui. A cette même échéance, l'objectif français est de 4 500 unités avec 35 points de vente contre 23 aujourd'hui. Ces derniers, qui possèdent également le panneau Toyota, constitueront le noyau dur du futur réseau. Mais Thierry Noël, le directeur de la marque, prévient : "Nous demanderons plus d'exclusivité à l'avenir." Le directeur affirme également qu'il n'y aura pas de précipitation et que le travail avec le réseau existant portera essentiellement sur le service. Mais retour sur la nouvelle GS qui donne le ton des futures productions Lexus.

Contrôles tous azimuts

Avec cette 3e génération de GS, Lexus joue une nouvelle carte stylistique. Cela se traduit avec le L-Finesse, un concept basé sur la simplicité et l'élégance des lignes. Et cela fonctionne. Mais cette Lexus met également en avant un contenu technologique important au service du confort et de la sécurité, tant active que passive. Les acronymes pleuvent. En plus des classiques ABS et ESP, ici baptisé VSC, Lexus ajoute les TRC, EPS, VGRS, VDIM, AVS, TPWS, ACC où PCS qui agissent notamment sur la motricité, la direction, la suspension active et plus généralement sur le comportement. Justement, arrêtons-nous sur le VDIM (système de gestion dynamique intégré) et le PCS (système de précollision). Avec le VDIM, de série sur la GS 430 President mais non disponible sur la 300, le comportement dynamique du modèle est encore plus sûr grâce à l'optimisation des différents systèmes de sécurité. Pour cela, il recueille les informations de nombreux capteurs et de systèmes plus classiques tels l'ABS, le VSC (stabilité), le TRC (motricité), mais aussi de l'EPS (direction assistée électrique) et du VGRS (le système de démultiplication variable de la direction). Plus concrètement, en cas d'un freinage d'urgence sur une route où l'adhérence n'est pas homogène, le véhicule ne va pas rester en ligne du fait de la différence de grip. La Lexus GS, elle, le restera car la direction sera sollicitée par le VDIM pour corriger la trajectoire. Un garde du corps en chef qui interviendra également en cas d'adhérence précaire dans les phases d'accélération, tout comme il est capable de réguler le sous et le survirage. Malgré cet arsenal, si l'accident est proche, la GS n'aura pas encore abattu toutes ses cartes et il lui restera le PCS, le Pre-Crash Safety. Une réelle avancée pour la sécurité des occupants qui n'est pas sans rappeler le Pre-Safe de Mercedes. Ce système, en combinant les informations du radar à ondes millimétriques ainsi que des capteurs mesurant la vitesse, l'angle de braquage et l'angle de lacet, va agir sur de nombreux éléments afin de minimiser les conséquences d'un choc. Si ce dernier est inévitable pour le PCS, il agit alors sur la tension des ceintures de sécurité, sur la fermeté de la suspension afin d'éviter le phénomène de plongée, ainsi que sur l'aide au freinage d'urgence pour que la puissance du freinage soit maximale. Ajoutez à la Lexus 10 airbags, et les cinq étoiles obtenues à l'Euro NCAP n'ont rien de surprenant.

Pas de Diesel à venir, mais un hybride

Au chapitre mécanique, la Lexus GS dispose de deux mécaniques essence, un V6 et un V8. Ce dernier, d'une cylindrée de 4,3 litres développant 283 ch et un couple de 417 Nm, n'est pas d'une totale nouveauté puisqu'il s'agit d'une évolution de la mécanique qui équipe notamment la LS (281 ch) et le SC 430 (286 ch). En revanche, la GS 300 inaugure un nouveau V6 de 3 litres de cylindrée affichant 249 ch et un couple de 310 Nm à 3 500 tr/mn. Une nouvelle mécanique V6 qui se montre moins gourmande, notamment grâce à une nouvelle distribution variable, mais aussi grâce à l'apparition d'une injection directe, sans toutefois renier les performances. Le 0 à 100 km/h est parcouru en 7,2 secondes (6,1 s avec le V8) dans un confort proche du fauteuil club. De plus, Lexus a, comme à son habitude, soigné l'acoustique. Cette nouvelle GS symbolise le "nouveau Lexus", notamment en terme de design. Le nouveau Lexus voulant aller chercher des poux à trois marques allemandes premium bien connues. Est-ce possible ? Oui, serait-on tenté de répondre, mais à la marge du marché car, sans moteur Diesel, cela va être très très compliqué ! Même avec le renfort d'une hybride.

Christophe Jaussaud

FOCUS

Lexus enfin chez elle !

Après les Etats-Unis, l'Europe, le Moyen-Orient et l'Asie, Lexus va enfin être distribuée dans son pays natal, le Japon. Le 30 août prochain, un réseau de 140 concessions exclusives, 150 d'ici la fin de l'année et 180 à terme, va vendre les GS et SC. L'IS sera dans les showrooms ultérieurement. Comme aux Etats-Unis, le constructeur va mettre l'accent sur le service et l'accueil, indispensables sur un marché japonais des voitures de luxe ultra-concurrentiel. Le constructeur n'a annoncé aucun objectif de ventes. Une humilité peut-être dictée par l'adage "nul n'est prophète en son pays" !

Voir aussi :

Cet Article est extrait de
Pour le découvrir, cliquez ici
Ajouter un commentaire
 
Pour laisser un commentaire,  
 Inscrivez vous 
Plus d'articles
Année noire en perspective pour le salon de Francfort

Grand-messe de l'automobile, en alternance avec le Mondial de Paris, le salon de Francfort va sans doute vivre sa pire édition en septembre 2019. La liste des constructeurs absents ne cesse de s'allonger.

Le partenariat VO entre GGP et Norauto prend forme

La collaboration entre le groupe GGP et le réseau de centres autos se précise avec le lancement du panneau "Les Occasions Norauto". L’enseigne recrute en effet ses futurs commerciaux dans près d’une

Le CNPA réclame le maintien des VO et du diesel dans le système de prime à la conversion

A l'occasion du comité stratégique de la filière automobile, Francis Bartholomé, président du CNPA, a lancé une alerte au Premier ministre et dénonce une communication difficilement lisible. La stabilité

Damien Pichereau, député :

Damien Pichereau figure dans le Top 50 des députés les plus influents dans le secteur du transport. Cet élu LaREM dans la Sarthe, a été très actif lors des discussions de la loi LOM. CO2, malus...

Rebondissement dans le litige qui oppose le groupe Midi Auto à PSA

Alors que la procédure sur l'exécution du contrat de distributeur de pièces de rechange PSA du groupe Midi Auto n'est pas encore terminée, Me Renaud Bertin, avocat de MA pièces Auto Bretagne, produit

Juin 2019 : deux jours ouvrés de moins font trébucher le marché VP

En facial, les immatriculations ont chuté de 8,4 % sur le mois de juin 2019. En réalité, la baisse est bien moins importante car juin 2019 offrait deux jours ouvrés de moins qu'en 2018. Sur le semestre,

 
Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page