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Audi : L'A3 à la sauce DSG

Audi : L'A3 à la sauce DSG

Lancée en juin dernier, la gamme A3 s'élargit avec l'arrivée du 3,2 l V6. Ce moteur pourra être associé à la boîte de vitesses DSG, un couple qui fait également son apparition sur le TT Roadster. Après le lancement de la quasi-totalité de la gamme, en juin dernier, il manquait à la nouvelle...

...A3 une version plus musclée. Ce vide sera comblé avec l'apparition du 3,2 l V6 développant 250 ch. Dès le mois d'octobre, cette motorisation sera disponible en boîte manuelle à 6 rapports et, en fin d'année, avec la boîte DSG. De la même manière, après que le TT Coupé eut bénéficié du même groupe motopropulseur en début d'année, le roadster du même nom connaîtra également, en octobre, les joies du couple V6-boîte DSG. Un couple déjà connu et performant, mais qui n'a pas empêché les ingénieurs d'Audi de faire quelques petites modifications. En effet, cette mécanique, qui développait 241 ch sous le capot des Volkswagen, offre ici, grâce à un travail sur la culasse et l'admission d'air, plus de puissance et de couple : 250 ch et 320 Nm.
Comme ces deux valeurs peuvent le laisser penser, prendre le volant de l'une ou de l'autre est un réel plaisir, mais pourtant les sensations sont différentes. L'A3 DSG offre des performances remarquables avec 6,5 secondes pour parcourir 100 mètres, le tout se faisant en souplesse, dans un confort et un silence qui gomment l'impression de vitesse, à l'inverse du TT Roadster. Assis plus bas, avec un moteur plus présent, ce dernier donne plus de sensations. Mais le plus bluffant, sur ces deux voitures, reste cette boîte de vitesses pas comme les autres. En effet, avec ce dispositif, 0,2 seconde suffit pour le changement de vitesses, et qui plus est, sans rupture du flux cinématique. Ce phénomène est rendu possible grâce à un double embrayage multidisque, c'est-à-dire à deux ensembles de disques à régulation électronique et actionnement hydraulique empilés en volute pour réduire l'encombrement. D'un point de vue mécanique, il s'agit en fait de deux boîtes indépendantes réunies en une seule. Sur un arbre se trouve les 1er, 3e et 5e rapports ainsi que la marche arrière, alors que le deuxième porte les 2e, 4e et 6e rapports. Ainsi, avec cette architecture à plusieurs arbres, l'un d'entre eux est toujours en prise pour transmettre le flux et, donc, chaque changement de vitesses ne génère quasiment aucun à-coup. Cela peut paraître un peu compliqué, mais à conduire, c'est un régal.

Christophe Jaussaud

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