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Volvo V60 : la carte anti-SUV

Objectif de Volvo avec la cinquième génération de son V60 : proposer un modèle digne de ses concurrents en termes d’habitabilité et de confort, tout en apportant sa touche suédoise.

Volvo V60 : la carte anti-SUV

Volvo poursuit le renouvellement de sa gamme en se repositionnant sur son segment de prédilection, celui des breaks. Objectif du constructeur : proposer un modèle digne de ses concurrents en termes d’habitabilité et de confort, tout en apportant sa touche suédoise. Et ainsi regagner son image de leader sur ce marché.

 

Pour Volvo, tous les indicateurs sont au vert : le constructeur, a, en 2017, aligné les records, que ce soit aussi bien en volume de ventes avec 571 000 véhicules écoulés (+7 %) qu’en bénéfice opérationnel, à 1,4 milliard d’euros (+27 %). Le tout, grâce à un renouvellement produit intense, impulsé par le chinois Geely. Volvo s’attaque aujourd’hui aux breaks, segment en berne en France, chahuté par les SUV, mais aussi de niche, donc très soumis au cycle produit. En 2017, la demande en break premium a ainsi reculé de 14 % à 14 000 unités.


Reste que ce marché a longtemps été celui de prédilection du suédois avec, notamment, sa mythique 240 break. Un temps qui semble désormais révolu à l’heure où se sont déclaré plusieurs concurrents, notamment allemands, aux ambitions aiguisées. Il faut dire que la dernière génération du V60, lancée en 2013, commençait à accuser le poids des années. Avec cette cinquième mouture, le constructeur entend bien corriger les principaux défauts de la précédente génération, notamment en termes d’habitabilité et de capacité de coffre. Avec l’intention de faire de ce break un de ses modèles phares. De là à, d’ailleurs, commercialiser le V60 avant la version berline, chose plutôt inhabituelle.

 

Des exigences revues à la hausse

 

Des ambitions qui se traduisent tout d’abord pour une évolution esthétique flagrante : bâti sur la plateforme SPA, le V60 gagne ainsi 12 centimètres en longueur pour atteindre 4,76 mètres. Tandis que l’empattement s’est accru de 9 centimètres, le toit s’est abaissé de 5 centimètres. Avec, comme résultat, un break à l’allure plus racé, une habitabilité améliorée, du moins pour deux des trois passagers à l’arrière, mais surtout une progression de la capacité du coffre. Ce dernier, avec la banquette en place, affiche 529 litres tandis que siège arrière totalement abaissés, il atteint 1 364 litres.

 

Concernant l'habitacle, pas de grande surprise dans ce V60 qui reprend les attributs des derniers modèles. Avec, à la clé, une planche de bord épurée sur laquelle trône l’écran central vertical abritant le système multimédia Sensus de Volvo Cars, des buses d’aérations également orientées à la verticale et, surtout, des matériaux, dans notre version d’essai, qui respirent l’univers du premium suédois, à base d'impression bois, de cuir et moquette beige.

 



Ce break a vocation familiale est bien entendu l’occasion de rappeler le cheval de bataille de Volvo : zéro mort dans un véhicule de la marque à l’horizon 2020. Et donc de barder son break de systèmes d’aide à la conduite, déjà présent sur la gamme 90 et sur le SUV XC60. Et ce, dès le premier des six niveaux de finition (V60, Momemtum, Inscription, Inscription Luxe, Business et Business Executive) qui intègre notamment le système d’anticipation de collision intelligent, le système de protection anti-sortie de route, le système de protection collision frontale ou encore le freinage automatique post-collision et l’alerte de franchissement de ligne.

 

Le cycle NEDC corrélé mis en avant

 

Sachant, qu’en France, plus de 35 % des ventes de V60 sont réalisées auprès des entreprises et que 90 % des particuliers optent pour le diesel, Volvo a logiquement privilégié ce carburant. Et a fait le choix de deux motorisations diesel quatre cylindres D3 et D4 de respectivement de 150 et 190 ch, associés, pour le premier, au choix une boîte manuelle six vitesses ou, comme pour le 190 ch, à une boîte automatique huit rapports.

 

Le tout, pour des émissions homologuées selon le cycle NEDC corrélé, à partir de 117 g pour le 150 ch et de 119 g pour la version 190. Ce qui, de fait, exempte le V60, malgré son embonpoint – respectivement de 1 690 et 1 739 kg pour les deux versions. Un argument fort pour le constructeur suédois, qui, avec la mise en place du cycle WLTP, anticipe un retournement du marché automobile français au détriment des SUV et en faveur des berlines et des breaks.

 

 

Une assurance contre le possible retournement du marché

 

D’ailleurs, pour le directeur de la marque en France, le rôle de ce break est clair : s’imposer comme arme de conquête de clients qui ne trouvaient plus chez Volvo leur bonheur sur le segment des breaks, mais, surtout, servir d’amortisseur face au potentiel tassement du marché des SUV, comme l’explique Yves Pasquier Desvignes, patron de Volvo France.  "Toutes les ventes qui ne se feront plus en SUV devraient se reporter sur les breaks et les berlines, deux modèles qui présentent un meilleur Cx et poids." Ce qui ne l’empêche pas de, modestement, ambitionner un volume de ventes annuel de 2 000 unités, égal à celui réalisé par la quatrième génération en fin de vie.

 

"Cet objectif reste toutefois raisonnable compte tenu du fait que nous retournons sur ce marché. Nous attentons également l’arrivée en fin d’année dans la gamme des deux versions hybrides rechargeables le T6 Twin Engine essence de 340 ch et le T8 Twin Engine de 390 ch. Ces derniers bénéficieront de la neutralité du bonus/malus avec des grammages, en NEDC corrélé, inférieurs à 60 g. Avec ces configurations, rien ne nous empêche de viser au minimum les 2 500 unités annuelles." A terme, le constructeur suédois anticipe 30 % de ses ventes en hybrides rechargeables.

 

A partir de 36 500 euros

 

En attendant, le ticket d’entrée du V60 a été fixé à 36 500 euros en version D3 de 150 ch avec boîte manuelle six rapports, auquel il faut ajouter 2 200 euros pour la boîte automatique huit rapports. Pour la version D4 190 ch avec cette même boîte, comptez en entrée de gamme 42 000 euros. La marque attend un panier moyen compris entre 40 000 et 54 000 euros.

 


 

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