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Jeep Wrangler : des villes et des champs

Jeep Wrangler : des villes et des champs

Pour cette nouvelle génération, le Wrangler soigne son statut d’icône en peaufinant (un peu) son esthétisme. Mais le porte-drapeau de Jeep brille surtout par son gain en polyvalence et en capacité de franchissement pour satisfaire à la fois les citadins en recherche de style ainsi que les aventureux en mal de sensations fortes.

 

Le Wrangler, descendant de la fameuse Jeep Willys MB et héroïne du débarquement de 1945, se mue en une quatrième génération. Objectif : perpétuer son image d’icône tout en offrant plus de confort sur routes et sur pistes. En France, l’an passé, il s’est est vendu 825 unités, le positionnant comme le troisième modèle le plus vendu de Jeep. Mais plus qu’un apporteur d’affaires, le Wrangler reste surtout LA Jeep pure et dure, le porte-drapeau de la marque spécialiste, tout en arborant un look attractif. Et le moins que l'on puisse dire, c’est que cette nouvelle génération du Wrangler, baptisée "JL", ne manque pas de style et sait se démarquer dans un paysage automobile un peu trop homogène. Principal atout du Wrangler, avoir su conserver les caractéristiques qui ont fait de lui une icône, mais sans se priver de quelques actualisations.

 

On retrouve ainsi à l’extérieur la fameuse calandre à sept fentes, plus large et haute, les feux arrondis ou encore le pare-chocs avant proéminents, tandis que les clignotants trouvent désormais leur place sur les ailes. A l’intérieur, Jeep a opté pour de nouvelles buses d’aération, tout aussi rondes que les feux, qui s’invitent sur une planche de bord modernisée et encadrent un écran multimédia tactile de 7 à 8,4’’ avec Android Auto et Apple CarPlay. Un nouveau volant prend aussi sa place dans cette quatrième génération. Cet embourgeoisement du modèle est aussi incarné par les connectiques pour une carte SD, micro SD ainsi que deux ports USB. Des prises 12 volts sont également prévues de série ainsi qu’une prise AC de 230 volts. Le tout, évidemment résistant à l'eau et la boue.

 

Deux nouveaux moteurs

 

Sous le capot, Jeep a opté pour deux nouveaux blocs, le 2,2 litres diesel de 200 ch ainsi que le nouveau 2 litres turbo essence de 272 ch, disponible au début d’année 2019. Les deux moteurs sont couplés à une boîte automatique à huit rapports, et devraient afficher, en théorie, une baisse de consommation de 15 %. En théorie, puisque les homologations en WLTP ne seront disponibles qu’à la commercialisation du modèle en septembre 2018. Cette baisse ne sera cependant probablement pas suffisante pour échapper au malus maximum de 10 500 euros, dont était déjà frappée la précédente génération JK. Une version hybride rechargeable, prévue au catalogue, devrait ainsi constituer une alternative interessante.

 

Pas de changements au niveau de la gamme de ce Wrangler proposé en deux et quatre portes. Cette dernière s’articule autour de trois finitions, mais dont les dotations restent pour le moment inconnues. La version Sport, qui a représenté 1 % des commercialisations en 2017 dans l’Hexagone, ouvre la gamme. Elle est suivie de Sahara en cœur de gamme et ayant représenté 60 % des ventes en 2017. Enfin, la finition Rubicon, étudiée pour démultiplier les capacités tout-terrain du véhicule, coiffe la gamme.

 

Des utilisateurs plus citadins qu'urbains

 

S’il vient tout de suite à l’esprit l’image d’un tout-terrain invincible lorsqu’on pense à un Wrangler, il faut noter qu’en réalité, la grande majorité des ventes du modèle est réalisée dans Paris, sa région et, de manière plus globale, dans les grandes agglomérations. D’où l’absolue nécessité pour le Wrangler de se rendre au fil des générations le plus polyvalent possible en soignant son esthétisme, son confort, mais aussi son agrément de conduite. Bien sûr, par rapport à un modèle plus traditionnel, la précision de la direction reste toute relative, les imperfections de la route sont bien ressenties et les crissements de pneus à basse vitesse provoqués par les deux roues motrices à chaque virage sont monnaie courante. Mais ce sont autant d’imperfections qui font pourtant du Wrangler un véhicule unique à conduire et le rendent finalement plaisant. A condition de ne pas effectuer des distances trop importantes. Le tout, pour une consommation avoisinannt les 10,5 l/ 100 km, toit retiré.

 

Reste que, sur son terrain de jeu privilégié, pistes accidentées et chemins de montagne, le Wrangler s'impose comme le véhicule tout-terrain par excellence. Armé de ses quatre roues motrices et de ses quatre modes de conduite (deux roues motrices, transmission intégrale permanente, transmission intégrale bloquée et quatre roues motrices rapports courts), l’icône des pistes ne déçoit pas en termes de franchissement. Et ce, grâce à des capacités accrues : sur la version Sahara deux portes, l’angle d’attaque atteint 37 degrés contre 35 pour le JK, l’angle de rampe culmine à 26 degrés contre 22 et, enfin, l’angle de fuite s’établit à 30 degrés contre 28 auparavant. A noter qu’il est toujours possible de profiter des capacités de ce Wrangler, dont le toit, les portes et le pare-brise peuvent être retirés. Sur son terrain de prédiclection, le Wrangler affiche une consommation d'un peu plus de 13 l/100 km.

 

Des prévisions de ventes non dévoilées

 

Jeep ne s’aventure par à fournir de prévision de ventes pour cette nouvelle mouture du Wrangler pour le marché français, bercé par les incertitudes liées au cycle d’homologation WLTP et son impact sur la fiscalité. "Mais cela ne devrait pas trop impacter le Wrangler dont l'image d’icône est toujours aussi élevée", note-t-on chez le constructeur. Les livraisons françaises pourraient être en outre impactées par les livraisons, prioritaires, du marché américain pour ce modèle uniquement produit à Toledo, dans l'Ohio.

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