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Le Suzuki Jimny fait perdurer sa légende

Le Suzuki Jimny fait perdurer sa légende

Comme toute star, le Jimny aime se faire désirer. 20 ans, c’est le temps qu'il a fallu pour que les clients de la première heure découvrent la 4e génération de l'iconique 4x4. Au programme, un esthétisme encore plus affirmé, un moteur amélioré et des capacités de franchissement bien présentes.

 

Pour le célèbre Jimny, cette nouvelle génération a été synonyme de retour aux sources, du moins esthétiquement. Exit les formes rondelettes adoptées lors de la précédente mouture, le Jimny est un 4x4, un vrai, comme le crient ses lignes plus cubiques que jamais et son capot moteur plat. Cette nouvelle génération n’a pas sacrifié les codes esthétiques de son prédécesseur, le Samouraï, lancé dans les années 90 avec ses phares ronds, sa roue de secours en mode sac à dos, ses imposants passages de roues ou encore sa calandre avec ses traditionnelles découpes verticales. Un air de petit dur contrebalancé par des teintes de carrosseries surprenantes, à l’instar d’un vert / jaune baptisé Kenetic Yellow ou encore d’un bleu vif Brisk Blue Metallic.

 

A l’intérieur en revanche, pas question de jouer la fantaisie. La planche de bord se veut sobre, voire minimaliste, mais surtout fonctionnelle avec des commandes placées de façon optimale. Le crédo défendu par Suzuki, un Jimny « dénué de toute ce qui peut être source de distraction pour le conducteur », avec des commandes « conçues pour garantir une utilisation facile et rapide avec des gants. » Mais pourquoi donc des gants ?

 

Adroit à toutes épreuves

 

Car ce Jimny est en réalité un montagnard né. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Suzuki a choisi la Haute-Savoie pour les essais de la nouvelle génération de son véhicule. C’est non seulement en ces terres que la marque réalise sa plus grande part de marché - 3,46 % contre 1,3 % au niveau national - mais c’est aussi logiquement, que dans cette zone que les conditions sont propices au test des capacités du véhicule. Bien sûr, inutile de préciser que le Jimny n’excelle pas sur les autoroutes, à moins d’aimer vibrations et bruits moteur, surtout avec la version dotée de la boîte automatique quatre rapports. D’ailleurs, le moteur essence 4 cylindres 1.5 l de 102 ch affiche une vitesse maximum de 145 km/h en boîte manuelle 5 rapports et 140 km/h en boîte automatique 4 vitesses.

 

Le comportement routier reste en revanche correct sur les routes nécessitant une vitesse moins élevée, même s’il est conseillé de tenir plutôt fermement le volant sous peine de laisser échapper le 4x4 à la direction moins précise que les modèles plus classiques. Mais c’est finalement bien là ce qui fait le charme du Jimny, qui, de toute façon révèle tous ces talents là où les autres véhicules ne s’aventureraient même pas. Son secret est composé de plusieurs ingrédients : des dimensions compactes - 3,65 mètres avec la roue de secours, soit à peine plus qu’une Twingo ! -, un poids plume (1 100 kg minimum), un châssis de 4x4 avec structure à échelle et ponts rigides, une transmission intégrale avec des boîte à courts rapports. Sans oublier une garde au sol de 21 cm permettant un angle de franchissement de 28 degrés, un angle d’attaque de 37 degrés et un angle de sortie de 49 degrés qui font du modèle un franchisseur hors pair aussi bien sur terrains secs que sur pentes enneigées.

 

Des tarifs très accessibles…

 

Contrairement à ses (rares) concurrents, le Jimny ne fait pas payer au prix fort ses qualités. Décliné en trois finitions Avantage, Privilège, et Pack, plutôt étrangement structurées, le 4x4 a de fait le mérite de proposer en entrée de gamme, et pour un tarif de 17 225 euros, un arsenal d’équipements de sécurité et de confort dont la commutation automatique des projecteurs, la climatisation, l’indicateur de changement de vitesse, le régulateur et limiteur de vitesse, l’aide au freinage en descente, l’alerte de changement de trajectoire ou encore l’alerte de franchissement de ligne et la reconnaissance des panneaux de signalisation. Il faut cependant atteindre le second niveau de finition, commercialisé à 17 925 euros, pour bénéficier des vitres électriques et la finition Pack à 19 995 euros pour voir trôner sur la planche de bord l’écran tactile 7’’.

 

C’est aussi exclusivement sur cette dernière finition que peut se greffer la boîte automatique quatre rapports. Ainsi, selon Stéphane Magnin, directeur de l’activité commerciale de Suzuki France, les finitions intermédiaires et haut de gamme devrait être les plus prisées en France avec chacune 40 % des immatriculations.

 

…mais un malus toujours considérable

 

Resta à ajouter à ces prix le malus qui alourdit certes considérablement l’addition, mais moins qu’avant. Tandis que le Jimny de génération précédente écopait d'un malus minimum de 4 460 euros, cette nouvelle mouture n’est pénalisée d’un malus « seulement » de 2153 euros avec son grammage en NEDC corrélé de 154 g. Grammage qui peut toutefois monter à 170 g, faisant gonfler la facture de 4 890 euros. Sans compter que l’introduction des grammages en WLTP, soit de 178 à 198 g pour le Jimny feront apparaître des malus compris entre 6810 et 10 500 euros. C’est dans ce contexte que Suzuki propose un kit VU. Facturé 345 HT, ce dernier permet de retirer les sièges arrière pour réaliser un plancher plat. Une solution viable compte tenu de la capacité de toute façon très minime du coffre, soit 85 l, les sièges arrière en place.

 

Malgré ce boulet au pied, Suzuki reste confiant quant à l’avenir son modèle : « le malus plus lourd sur la précédente génération ne nous a pas empêché de bien commercialiser le Jimny, un véhicule passion, seul sur son marché au regard de ses performances et de son accessibilité prix. » Et les derniers chiffres semblent donner raison à la marque qui a, enregistré 3 500 demandes du réseau et 1 300 commandes en trois mois. « Nous pourrions vendre environ 3 500 Jimny à l’année en France, soit le double de ce que nous avions prévu. Nous sommes malheureusement pénalisés par la production, prioritairement réservée au Japon où le Jimny connaît un fort succès », conclut Stéphane Magnin.

 

 

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