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Bercy s'inquiète pour la filière du diesel

Bercy s'inquiète pour la filière du diesel

Lors de la présentation de son rapport annuel, la Direction générale des entreprises (DGE) a tiré la sonnette d'alarme quant à la situation des sociétés de la filière automobile en lien avec les technologies diesel. 54 sites et 13 400 emplois sont menacés, en France.

 

Le changement brutal qui touche les professionnels investis dans la filière du diesel fait craindre le pire à Bercy. Selon un rapport publié ce 10 juillet 2019 par la Direction générale des entreprises (DGE), une cinquantaine d'entreprises de la filière diesel en France se trouve dans une situation de "difficulté sérieuse" face à la transition de l'industrie automobile vers d'autres sources d'énergie. Plus précisément, l'entité rattachée au ministère de l'Economie et des Finances a recensé 54 sites qui représentent environ 13 400 emplois.

 

"Nous avons identifié dans l'ensemble des sous-traitants de la chaîne diesel, un premier quart qui a un vrai risque parce que très lié" à ce type de motorisation, a expliqué Thomas Courbe, le directeur général de la DGE, lors de la présentation à la presse du rapport annuel. Chargée de soutenir la compétitivité des entreprises, son administration liste par ailleurs un autre quart des entreprises exposées qui "doit évoluer". Mais, prévient-il, "cette évolution apparaît possible si elle est accompagnée". D'après ses analyses, l'autre moitié des entreprises restantes devrait "réussir à s'adapter".

 

Concentrer les efforts

 

Autant que pour le CNPA qui a adressé une lettre au Premier ministre, il y a donc urgence selon la DGE. "Nous concentrons nos efforts sur les deux premiers quarts, a expliqué Thomas Courbe. Toutes les entreprises ont été vues pour faire un bilan de leur situation et essayer de mettre en place des solutions individuelles pour les aider", a souligné le responsable de la DGE. Une opération, qui rappelons-nous, a été initiée dès la fin d'année 2018, avec le concours de la PFA. Les priorités étaient alors données à l'identification des pistes de diversification possibles et à la définition d'un plan d'action pour assurer les reconversions nécessaires.

 

En 2013, 67% des voitures immatriculées en France étaient livrées avec des moteurs diesel, contre seulement 35% ces derniers mois, voire moins. En juin 2019, les VN fonctionnant au gazole ont pesé 33,8 % dans les ventes (soit 78 050 unités), en déclin de 22,5 %, par rapport à juin 2018. La baisse a atteint les mêmes proportions à l'échelle européenne et provoque de fait des préoccupations similaires dans les pays voisins.

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