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Peugeot 208 : ambition premium

Peugeot 208 : ambition premium

La nouvelle génération de la 208 fait table rase du passé avec un design extérieur entièrement revu et un i-cockpit modernisé. La montée en gamme est palpable au point de se révéler excessive sur certains aspects. Une philosophie éloignée de celle de sa rivale, la Renault Clio.

 

La compétition est officiellement lancée entre les deux têtes d’affiche du marché automobile français. Maintenant qu’elle a rejoint les concessions de la marque au lion, la nouvelle 208 peut enfin se mesurer à sa grande rivale, la Clio, dont la cinquième génération a entamé sa carrière peu avant l’été. Les mois qui viennent nous diront si la petite lionne a les moyens de contester le leadership du modèle le plus prisé de l’hexagone, tant du côté des clients particuliers que des acheteurs professionnels. Cette domination de la Clio a été une constante depuis 2012, année de lancement de la 4e génération. L’exercice en cours n’échappe à la règle avec 97 799 unités cumulées pour les Clio IV et V à fin septembre, contre 79 108 unités pour la 208. Pour l’anecdote, le troisième véhicule le plus en vue sur le marché national est actuellement la Citroën C3, une autre rivale sérieuse de la 208, avec 60 609 immatriculations.

 

Si Renault a misé sur la continuité esthétique à l’extérieur et la montée en gamme intérieure pour la Clio V, Peugeot a de son côté pris le parti du changement radical à tous les niveaux. La nouvelle 208 ne ressemble ni de près, ni de loin, à sa devancière. Table rase a été faite du passé afin de répondre à un objectif : tutoyer le premium, comme l’ont fait avant elle le duo 3008/5008 et plus récemment la 508. Le cahier des charges imposait donc une révolution esthétique pour les dirigeants de la marque, ce que les designers se sont évertués à appliquer. L’avant de la nouvelle 208 reprend ainsi les codes de la dernière 508, l’élément commun le plus visible étant la signature lumineuse avant et arrière. Pour le reste, la berline mise sur des artifices renvoyant à une certaine conception du haut de gamme avec des éléments de carrosserie sculpté (capot, flancs…), un pare-brise reculé ou des ailes élargies. Tout le contraire d’une Clio qui joue plus volontiers la carte de la sobriété chic.

 

Peugeot i-cockpit modernisé

 

Le penchant de la 208 pour le clinquant se retrouve à bord avec une planche de bord complexe mélangeant les textures, les matériaux et les formes. Les clients de la précédente génération auront pour seul repère commun le Peugeot i-cockpit, quand bien même celui-ci évolue significativement. Le petit volant est reconduit mais il est désormais accompagné d’un combiné tête haut numérique 3D à partir du niveau Allure (combiné classique en-deçà) et d’un écran tactile de 10 pouces en finition haut de gamme GT Line (écran 5 ou 7 pouces pour les autres propositions). L’ensemble s’accompagne, sous les buses d’aération centrales, de touches piano donnant accès aux principales fonctions du véhicule. Sur le papier, le dispositif est séduisant, mais il nécessite un certain temps d’adaptation à l’usage. Une remarque qui vaut surtout pour l’écran 3D, largement personnalisable, dont la lisibilité est parfois déroutante.

 

Sur le plan de l’habitabilité, la nouvelle 208 ne fait pas vraiment mieux que la génération précédente en dépit d’un allongement de plus de 90 mm, pour atteindre 4 055 mm. Pour la simple et bonne raison que cette croissance profite essentiellement aux porte-à-faux et non à l’empattement, qui ne gagne que 20 mm. La berline ne se situe pas au top de sa catégorie, notamment pour ce qui est de l’espace alloué aux passagers arrière. Quant au volume de coffre, il stagne à 311 litres, loin des 391 litres de la Clio. La 208 se rattrape en revanche au niveau des impressions de conduite. Le savoir-faire des ingénieurs de la marque en matière de trains roulants se vérifie une nouvelle fois. Ajoutez à cela les incontournables aides à la conduite qui prennent place dans toutes les autos modernes. Autre qualité à souligner : une insonorisation acoustique particulièrement soignée.

 

Peugeot e-208, 340 km d’autonomie

 

La petite lionne se distingue ensuite par son large choix de motorisations : essence, diesel et électricité sont au menu grâce au recours à la plateforme modulable CMP. Pour les gros rouleurs, la marque conserve un BlueHDi 100 associé à une boîte manuelle. Pour les autres, la gamme essence se compose du PureTech 75 BVM, du PureTech 100 BMV6, du PureTech 100 EAT8 et du PureTech 130 EAT8. Un large éventail qui permet de répondre à la plupart des demandes. Enfin, n’oublions pas la proposition e-208 qui marque l’entrée de Peugeot dans le tout électrique maison. Appelée à remplacer au catalogue la iOn d’origine Mitsubishi, elle développe une puissance de 136 ch et sa batterie d’une capacité de 50 kWh procure une autonomie en cycle WLTP de 340 km. La première prise en main s’avère intéressante, la version électrique se comportant aussi bien que la 208 thermique en dépit d’un poids bien plus élevé (1 455 kg) ayant nécessité des réglages spécifiques. Pour accompagner les acheteurs de cette e-208, la marque a mis en place une panoplie de services tels que le Mobility Pass qui consiste à inclure dans le loyer la possibilité de bénéficier d’un véhicule thermique pour réaliser un long trajet. La première tendance commerciale est plutôt positive puisque cette électrique représente 20 % des 5 000 commandes de 208 enregistrées à ce jour. Une part qui devrait toutefois baisser en rythme de croisière.

 

Visible en concessions depuis le début du mois d’octobre, la nouvelle 208 oscille entre 15 500 et 26 300 euros en essence et entre 18 000 et 24 000 euros en diesel. La version électrique, dont l’arrivée dans les points de vente est programmée pour début 2020, est affichée entre 32 100 et 37 150 euros, bonus gouvernemental non déduit.

 

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