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Les 3008 et 508 passent à l'hybride

Peugeot estime que ces versions PHEV des 508 et 3008 devraient représenter 20 % des ventes de ces modèles.

Les 3008 et 508 passent à l'hybride

En devenant hybrides rechargeables, les 3008 et 508 s'ouvrent de nouveaux horizons. Ces versions, notamment attendues par les professionnels, pourraient représenter jusqu’à 20 % du mix de ventes de ces modèles.

 

"Nous sommes prêts." Voilà comment l'état-major de Peugeot aborde cette année 2020 et le défi de l'électromobilité. Il est vrai qu'avec les e-208 et 2008, les 3008 Hybrid et Hybrid4, les 508 et 508 SW Hybrid, la gamme électrifiée du sochalien comme à avoir de l'allure. Bien que le groupe PSA annonce une électrification de toutes ses gammes en 2025, Peugeot sera en avance puisque dès 2023, 100 % des modèles auront une variante intégrant de l'électricité.

 

"Le client aura une liberté de choix" appuie Benoît Picaudet, directeur des ventes de Peugeot France, "et nous avons fait un gros travail avec le réseau pour que les vendeurs définissent, avec le client, s'il est électro-compatible." Sans doute le meilleur moyen de ne pas créer de la déception à l'usage. En attendant d'avoir plus de recul, les clients semblent au rendez-vous. En effet, depuis l'ouverture des commandes de la 208, Benoît Picaudet indique que le modèle électrique représente 27 % des commandes engrangées. Cela étant, le directeur des ventes vise, en vitesse de croisière, une part de 15 % pour les modèles 100 % électriques du segment B, donc les e-208 et e-2008. L'ambition est plus forte pour les modèles hybrides rechargeable puisque Peugeot estime que 20 % des 508 et 3008 vendus cette année cacheront au moins un moteur électrique.

 

Le 3008 devient 4 roues motrices

 

Pour la 508 Hybrid, disponible en berline et break, Peugeot à fait le choix de lui offrir la version 225 ch et deux roues motrices. Cette chaîne de traction associe un bloc thermique PureTech de 180 ch et un moteur électrique de 80 kW (110 ch) placé dans la boîte automatique EAT8. La batterie, embarquant 84 cellules dans cette configuration, affiche une capacité de 11,6 kWh et permet à la 508 de parcourir 57 km en zéro émission en NEDC (45 km en WLTP). C'est un kilomètre de moins pour le break. Les émissions de CO2 se limitent donc à 38 g/km en NEDC (41 en WLTP) pour la berline et 39 g/km (43 en WLPT) pour le break.

 

Cette "petite" hybridation est également disponible sur le 3008, mais avec une batterie de 13,2 kWh (96 cellules) lui offrant 50 km d'autonomie électrique en NEDC (40 km en WLTP) pour des émissions de CO2 de 49 g en NEDC. Mais le SUV offre une autre possibilité encore plus efficace. En effet, en gagnant un moteur sur le train arrière, là encore de 80 kW, et un bloc thermique passant à 200 ch, le SUV affiche 300 ch et surtout quatre roues motrices. Dans cette configuration technique proche du DS7 Crossback, l'autonomie 100 % électrique atteint 65 km en NEDC (52 km en WLTP) pour des émissions de CO2 de 33 g/km. Dans tous les cas, les batteries, fournies par LG Chem pour les PHEV et par CATL pour les électriques, sont garanties 8 ans ou 160 000 km et avec au moins 70 % de la capacité. 

 

Peugeot promet des TCO avantageux 

 

A condition de jouer le jeu de la recharge régulière, ces hybrides rechargeables peuvent afficher des TCO très compétitifs. Peugeot s'est prêté au calcul. Selon lui, sur un contrat de trois ans, une 508 Hybrid coûte 608 euros par mois à une entreprise alors qu'une 508 HDi 180 ch demande 653 euros. L'exonération de la TVS est un élément important de l'équation. Même chose pour les 100 % électrique où une e-208 demande le même montant, 326 euros, qu'une 208 PureTech 100 ch. Le e-2008 serait même plus avantageux avec 389 euros par mois alors qu'un 2008 Puretech 130 ch demandant 423 euros.

 

Ajoutez à cela, pour les électriques, des frais d'entretiens inférieurs de 30 % et cela devrait finir de convaincre certains professionnels. Faut-il encore que l'entreprise adapte son écosystème avec des bornes de recharge ou encore limiter la carte carburant des véhicules PHEV pour inciter à recharger le plus possible. Car dans le cas contraire, un modèle PHEV peut vite devenir un gouffre. Il faudra être pédagogue. Aussi bien chez les constructeurs que dans les entreprises.

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