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Brexit : le

Dès le 1er janvier prochain, tous les véhicules en provenance du continent seront taxés à 10 % par la douane britannique.

Brexit : le "made in Europe" frappé d'une taxe en 2021 ?

Le gouvernement britannique a confirmé, le 19 mai 2020, qu'en l'absence de traité de libre-échange, la procédure de sortie du Royaume-Uni de l'UE conduira à imposer une taxe de 10 % sur les véhicules en provenance d'Europe, dès l'an prochain.

 

Les craintes des constructeurs étaient fondées et le message adressé par Porsche à tous ses clients, il y a quelques mois, prend toute sa valeur. Dès le début de l'année prochaine, un tarif d'importation de 10 % pourrait être prélevé sur les nouvelles voitures entrant au Royaume-Uni, en provenance de l'Union européenne. L'information a été donnée, le 19 mai 2020, par le ministère britannique du Commerce international et cela s'appliquera à partir du 1er janvier 2021, si le Royaume-Uni ne peut conclure un accord commercial avec le continent, d'ici la fin de la période de transition en cours.

 

Dans les faits, il s'agit de remplacer la grille tarifaire européenne jusqu'alors en vigueur par sa version nationale, UK Global Tariff (UKGT). Ainsi, les productions européennes seront désormais logées à la même enseigne que les autres importations mondiales. "Le gouvernement maintient des tarifs sur un certain nombre de produits, soutenant des industries britanniques telles que l'agriculture, l'automobile et la pêche, a expliqué le ministère. Cela contribuera à soutenir les entreprises de chaque région et nation du Royaume-Uni à prospérer". Mais cela jouera contre les consommateurs.

 

En effet, comme l'indiquait Porsche dans son fameux courrier de l'an passé, le montant de cette taxe se répercutera sur le prix final, en concession. Et il est peu probable que la firme de Stuttgart ne soit pas imitée par les autres constructeurs. Le législateur prévient dans le même temps que quelque 30 milliards de livres sterling (33,5 milliards d'euros) de droits de douane seront par ailleurs supprimés des importations entrant dans les chaînes d'approvisionnement britanniques. Cela signifie que les produits utilisés dans la production domestique, dont les tubes en alliage de cuivre (-5,2 %) et les vis et boulons (- 3,7%), seront préservés des effets de l'UKGT.

 

D'aucuns y voient un moyen d'accentuer la pression sur Bruxelles, dans la négociation d'un nouvel accord de libre-échange. Une manœuvre qui trouvera alors écho dans la publication par le gouvernement britannique de 12 documents (291 pages) cherchant à jeter les bases du potentiel traité. Le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, a salué la publication des textes, mais a souligné la nécessité de "progrès tangibles dans tous les domaines", lors du prochain cycle.

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