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Audi e-tron S : l'électrique en version sport

L'e-tron Sportback devrait représenter 80 à 90 % des ventes de cette version S.

Audi e-tron S : l'électrique en version sport

Dans la droite ligne de ses gammes traditionnelles, Audi décline aujourd'hui son label sportif S sur l'e-tron. Le SUV dispose ainsi d'une puissance de 503 chevaux grâce à la combinaison de trois moteurs électriques.

 

L'électrification de la gamme Audi va bon train et ça se voit. En effet, la marque a fait mieux que son objectif d’émission de CO2 en 2020, avec une moyenne de 101,5 g/km, alors que sa cible était de 105,6 g/km. Un résultat qui doit beau­coup aux modèles hybrides rechar­geables et électriques. Ainsi, l’e‑tron a totalisé 47 324 livraisons (+ 79,5 %) dans le monde et les PHEV ont pris une place grandissante. Rappelons que la marque lancera, d’ici 2025, 30 modèles cachant des watts, dont 12 entièrement électriques. Dans ce contexte, la France apporte déjà son écot. En 2020, elle a livré 803 e‑tron (+ 77,3 %) et les modèles électrifiés ont totalisé 16 920 unités. Ainsi, 39 % des ventes de la filiale hexagonale sont à mettre à l’actif de ces modèles.

 

Et les choses vont encore s’accélérer en 2021. Audi pourra compter sur la montée en puissance de l’A3 PHEV, mais aussi sur le Q3 du même genre, dont les pre­mières livraisons sont attendues pour février. Le chapitre 100 % électrique va également prendre une tout autre ampleur avec l’arrivée de l’e‑tron S, mais aussi de l’e‑tron GT et surtout des Q4 e‑tron, au deuxième trimestre, et Q4 Sportback e‑tron, en septembre. Mais pour l’heure, revenons sur l’e‑tron S.

 

En attendant les RS e-tron

 

À l’image de sa gamme classique, Audi décline aujourd’hui ses labels S et RS dans l’univers électrique. En attendant la RS e‑tron GT, à la fin du premier tri­mestre, la marque livre depuis janvier la version S de son grand SUV 100 % électrique. Toujours fabriquée dans l’usine de Bruxelles sur la base technique MLB Evo, cette dernière évolue tout en douceur esthétiquement, alors que les gros changements sont d’ordre « mé­canique ». En effet, pour la première fois, Audi a logé trois moteurs asyn­chrones dans son modèle.

 

Ainsi, celui positionné sur le train avant développe entre 124 et 150 kW (168 et 204 ch), alors que ceux placés à l’arrière offrent entre 196 et 264 kW (267 et 360 ch). Une cavalerie qui permet d’afficher une puissance cumulée de 320 kW (435 ch) en mode Drive et 370 kW (503 ch) en mode Sport/Boost. Le couple peut ainsi atteindre 973 Nm. De quoi abattre le 0 à 100 km/h en 4,5 s. Une architecture qui autorise également une réparti­tion de la force entre les roues arrière, puisque chaque moteur, de puissance équivalente (de 2 x 98 kW à 2 x 132 kW selon le mode), peut faire varier le couple de 220 Nm sur sa roue. Contrai­rement à un système électronique clas­sique qui freine la roue intérieure, ici un moteur accélère la roue extérieure. De quoi mieux enrouler lorsque la route devient plus sinueuse.

 

28,3 % des immatriculations en BtoB

 

Les performances sont à la hausse, mais en contrepartie, l’autonomie souffre lé­gèrement. Là où l’e‑tron « normal » an­nonce jusqu’à 452 km avec une charge, le S se limite, en cycle mixte en WLTP, à une fourchette comprise entre 349 et 368 km. La batterie dispose d’une capa­cité de 95 kWh, dont 86,5 kWh utiles. Sa masse de 750 kg explique en grande partie le poids à vide du véhicule qui est compris entre 2 445 et 2 555 kg, selon la carrosserie et les équipements choisis.

 

Lancés en avril 2019 en France et to­talisant 1 256 immatriculations depuis, l’e‑tron et l’e‑tron Sportback jouent donc aujourd’hui la carte de la sporti­vité. Le Sportback devrait séduire 80 à 90 % de la clientèle de cette version S, qui pourrait représenter 5 à 10 % des ventes du modèle. Rappelons qu'en 2020, l'e-tron a réalisé 28,3 % auprès des professionnels.

 

 

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