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Volkswagen DSG7 : L’économie en plus

Volkswagen DSG7 : L’économie en plus

Inaugurée par la Golf en 2003, la boîte DSG 6, qui demeure au catalogue, est aujourd'hui épaulée par une nouvelle version 7 vitesses. Associée, pour l'heure, aux 1.4 TSi 122 et 1.9 TDi 105, cette DSG 7 permet de réduire les consommations sans nuire...
...à l'agrément.

La boîte DSG est restée sans équivalent pendant près de cinq ans ! Un record dans l'industrie automobile actuelle. Mais à l'heure où la concurrence commence à proposer cette solution technique, notamment Ford, BMW, Nissan ou Mitsubishi bientôt, le groupe Volkswagen veut reprendre une longueur d'avance avec la boîte DSG 7 vitesses. Si la première génération de boîte DSG, lancée en 2003, avait fait son apparition sur des modèles sportifs tels la Golf R32 ou la GTi en 2004 avant d'être généralisée, aujourd'hui la DSG 7 met entre parenthèse cette sportivité pour l'économie. Réduction des consommations et donc des émissions de CO2 sont au centre des préoccupations. Et une fois de plus, c'est la Golf qui inaugure cette nouvelle boîte. Comme avec la précédente, l'élargissement de l'offre va être rapide avec notamment la Touran, la Passat ainsi que la future Polo. Au chapitre des mécaniques pouvant y être associées, la latitude est moins importante. En effet, pour l'heure seuls les 1,4 TSi 122 ch et 1.9 TDi 105 ch peuvent en bénéficier. Même s'il y a toujours un peu de marketing derrière ces choix, ici la technique pose également ses limites. Ainsi, la DSG 7 ne peut pas encaisser plus de 250 Nm de couple alors que la DSG 6 supporte jusqu'à 350 Nm. Et l'on peut poursuivre le jeu des différences. La capacité d'huile de la boîte a été redimensionnée grâce à l'utilisation d'un embrayage sec. La DSG 7 ne demande que 1,7 l (simplement pour lubrifier et refroidir les engrenages) quand la DSG 6, avec son embrayage humide, en demande 6,5 l. Un élément qui explique en partie la réduction de poids de 16 kg. De plus, le module de commande de la boîte a également évolué. Alimenté par le circuit d'huile classique sur la DSG6, ce module dispose maintenant d'un circuit propre. Une indépendance qui ouvre de nouvelles perspectives. En effet, avec cette technique, un changement de rapport est possible même sans le moteur. Une condition nécessaire pour de futures applications hybrides comme le Stop & Start.

LA DSG7 EN CHIFFRES

  • 2 : nombre de moteurs pouvant être associés à la DSG7. Le 1.4 TSi 122 ch et 1.9 TDi 105 ch sur la Golf (berline, SW et Plus), avant les Touran et Passat dans le courant de l'année.
  • 1700 : prix des DSG6 et DSG7.
  • 750 : nombre de DSG7 fabriquées par jour dans l'usine de Kassel, en Allemagne. (1 500 pour la DSG6).
  • 250 Nm : couple maxi toléré par la DSG7 (350 Nm pour la DSG6)
  • 1,7 litre d'huile, contre 6,5 l pour la DSG6. La DSG7 utilise un embrayage sec.
  • 16 : c'est le poids gagné par la DSG7 qui pèse 77 kg contre 93 pour la DSG6.
  • Prix :
    - 22 500 euros pour la Golf 1.4 TS1
    122 ch Confortline 3p DSG7.
    - 21 650 euros pour la Golf 1.9 TDi
    105 ch Trendline 3 p DSG7.


  • De 0,4 à 1,7 l de moins aux 100 km

    Si le passage de 6 à 7 rapports a entraîné de nombreuses modifications parmi les 400 pièces qui constituent la boîte, une fois à bord, elles sont moins palpables mais le résultat est là. Hormis l'apparition du 7 sur l'indicateur central de l'instrumentation, difficile de voir qu'il s'agit d'une Golf DSG 7. Les premiers kilomètres au volant le confirment. Le petit 1.4 TSi de 122 ch se montre très à l'aise quelle que soit la situation. Quant à la DSG 7, elle reste avant tout une DSG et son agrément n'a toujours pas d'équivalent. Au chapitre des consommations, le pari pris avec l'ajout d'un 7e rapport overdrive semble gagné. En effet, le 1,4 TSi 122 DSG 7 se contente de 5,9 litres aux 100 km en cycle mixte. Cela représente 0,4 litre de moins (- 6 %) que son alter ego en boite mécanique et l'écart peut même atteindre 1,7 litre aux 100 km (- 22 %) face à une Golf 1,6 FSi 115 ch en boîte automatique classique. Associée au 1.9 TDI 105 ch, la DSG 7 permet de faire baisser la consommation de 0,6 litre par rapport à la même mécanique couplée à une DSG 6. Le 7e rapport de cette boîte DSG prouve donc son efficacité. On pourrait très bien imaginer améliorer encore les performances environnementales des modèles BlueMotion. Ce n'est pas prévu pour l'instant, mais Volkswagen ne condamne pas cette éventualité. Cela dépendra en grande partie du durcissement de la législation sur les émissions. Toutefois, il ne faudra pas omettre la notion de coût. Car les tarifs des DSG sont à la hauteur de leur agrément, mais aussi de l'image de marque. En effet, si pour une Seat le surcoût est de 1 390 euros, il faut compter 1 400 euros pour une Skoda, 1 700 euros pour une Volkswagen et plus de 2 000 euros pour une Audi.

    Photo : Depuis 2003, le groupe Volkswagen a vendu plus d'un million de véhicules équipés d'une boîte DSG. Il faut dire que dans la période, l'offre est passée de 4 à 75 modèles.

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