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Opel Astra : Changement de cap

Opel Astra : Changement de cap

L'Astra débarque sur le marché français à la mi-avril avec un potentiel que les générations précédentes ne possédaient pas. Avec cette nouvelle Astra, Opel joue, avec une certaine réussite, la carte du design et de la technologie sans pour autant grever sa compétitivité. "Jamais...

...une Opel de grande série n'avait réussi à refléter à ce point le dynamisme et la qualité. Elle illustre en même temps le renouveau d'un constructeur qui a montré qu'il avait le courage de changer et de s'aventurer dans de nouveaux domaines de la technique et du design." Que de fierté dans ces quelques mots prononcés par Carl-Peter Forster, le P-dg d'Opel. Il est vrai qu'après une période très difficile, de 1995 à 1998, le Blitz est en train de se refaire une santé avec des produits en très net progrès, tant dans le concept que dans la réalisation. Après le Meriva, la nouvelle Astra confirme le changement de cap d'Opel. Si financièrement tous les indicateurs ne sont pas encore totalement verts, côté produits, le Blitz voit sa cote remonter. Opel propose une troisième génération d'Astra fort réussie. Impératif, me diriez-vous, car même si le segment des compactes est chahuté depuis une décennie par les monospaces, en 2003 il a encore pesé plus de 20 % du marché européen avec un volume flirtant avec les 5 millions d'unités les bonnes années. De plus, il ne faut pas oublier qu'il est le segment historique d'Opel depuis le lancement d'une certaine Kadett en 1962 ! Quarante années de présence sur ce segment qui se traduit par 18,2 millions d'unités vendues. Depuis son lancement, en 1991, l'Astra a séduit plus de 8 millions de personnes à travers le monde, qu'elle soit badgée Opel ou Chevrolet comme en Amérique du Sud. L'Astra II apparue en 1998 et vendue à plus de 3,6 millions d'exemplaires s'effacera donc à la mi-avril sur les principaux marchés de la planète. Elle sera toutefois encore produite dans l'usine polonaise de Gliwice pour alimenter les marchés d'Europe centrale. Ce passage de témoin est déjà une réalité depuis le 5 janvier dernier dans l'usine d'Anvers, en Belgique, où la troisième génération d'Astra côtoie la précédente, ainsi que sur le site d'Ellesmere, en Angleterre. Pour en finir avec l'appareil industriel dédié à la compacte, dans lequel Opel a investi un milliard d'euros à l'occasion de ce renouvellement, le break lancé cet automne sera assemblé dans l'usine allemande de Bochum. Cette Astra a donc un lourd héritage, qui n'a toutefois pas empêché ses concepteurs d'innover.

Opel a franchi un cap stylistique et technologique

L'innovation se traduit d'abord dans le design. "La nouvelle Astra représente la dernière évolution du style Opel et son design très expressif lui permet de se démarquer nettement de la concurrence, souligne Martin Smith, le directeur du design de la marque. Nous

En chiffres

44 000

  • C'est le volume de nouvelles Astra qui devrait être écoulé sur le marché allemand en 2004.
  • Viennent ensuite l'Angleterre avec 40 000 unités, puis l'Espagne avec 29 000, la France avec 19 000 et l'Italie avec 16 000.
  • voulons reprendre un rôle de premier plan en matière de design sur le marché européen. Nous avons la volonté de rendre les Opel plus stylées, en leur donnant une identité forte et une allure dynamique, même si ce sont des modèles de grande série." Le coup de crayon de Martin Smith et de ses équipes a bien traduit cette volonté novatrice. L'Astra change, séduit sans choquer et l'ensemble (intérieur compris) se révèle très homogène. La nouvelle Astra affiche donc un dynamisme stylistique, mais pas seulement : son châssis et ses mécaniques sont les autres bras armés de son dynamisme et de son innovation. Avec l'Interactive Driving System (IDS), Opel offre pour la première fois sur ce segment un procédé de gestion électronique du comportement. L'IDS est un système totalement intégré recevant l'ensemble des informations des divers capteurs et boîtiers de toutes les fonctions dynamiques afin d'optimiser la sécurité active. Cet ensemble cache également une suspension à amortissement piloté (CDC : Continuous Damping Control) jusqu'ici réservée à quelques berlines de luxe ou à des grandes sportives. Disponible en option sur les modèles affichant une puissance supérieure à 100 ch, cet ensemble électronique n'a rien d'un gadget. Grâce à quatre amortisseurs pilotés par des clapets à solénoïdes, le CDC fait varier les lois d'amortissement pour répondre aux contraintes de la route afin d'optimiser le comportement routier. Toujours dans cette optique de dynamisme, un petit bouton Sport permet d'affirmer encore un peu plus le caractère de l'Astra en influant sur le tarage des suspensions et sur les réactions de l'accélérateur et de la direction. L'autre trait de caractère de l'Astra se trouve sous le capot.

    L'offensive Diesel se concrétise

    Avec une offre moteurs allant de 80 à 200 ch, il y en a pour tous les goûts, d'autant que la gamme compte quatre niveaux de finition. Avec les 1,4 et 1,6 Twinport développant 90 et 115 ch, Opel offre deux mécaniques modernes qui, selon le constructeur, permettent de réduire les consommations de 10 % sans nuire à l'agrément de conduite. Ensuite, le bloc 1,8 de 125 ch vient compléter l'offre essence qui est coiffée par le 2,0 Turbo. Cette mécanique aujourd'hui disponible en version 170 ch sera parfaite dans l'année par une autre, encore plus pimentée, de 200 ch. Côté Diesel, Opel a revu sa copie avec justesse. Le 1,7 CDTI qui fait aujourd'hui appel au Common Rail est proposé en 80 et 100 ch. Des mécaniques rationnelles, pourrait-on dire, face à la puissance et à la performance du 1,9 CDTI 150 ch. Cette mécanique issue de Fiat-GM Powertrain fait appel à un système d'injections multiples (Multijet dans le groupe Fiat) qui a déjà démontré son efficacité. L'offensive Diesel promise par Carl-Peter Forster lors du dernier Salon de Francfort est donc en marche. Cette mécanique pourra bénéficier en option d'un filtre à particules, mais Opel précise que cette motorisation, comme toutes celles de l'Astra, répond d'ores et déjà aux normes Euro IV, même sans le FAP. Opel semble avoir pris un nouveau cap stylistique et technologique avec un certain bonheur. L'avenir dira si les objectifs européens de 200 000 unités en 2004 et 500 000 unités en 2005, dont 19 000 et 24 000 unités en France sur les mêmes périodes, étaient peu ou trop ambitieux. Une chose est sûre néanmoins, l'Astra arrive sur un marché, certes difficile, mais avec une forte personnalité et des atouts indéniables comme son rapport prix/équipements. D'autant que certaines de ses concurrentes ne sont pas au mieux, Stilo et Golf en tête. Il faut noter également que la Xsara et la Focus vont être renouvelées en fin d'année. La fenêtre de tir est donc bonne.

    Christophe Jaussaud

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